Le contexte
Agence de consulting IT, 27 salariés, présence internationale.
Le problème n'était pas le manque de volonté. C'était la structure : les project managers menaient les projets et prospectaient en même temps. Deux métiers différents, dans la même journée.
Un project manager sait piloter une mission technique complexe. Ce n'est pas un expert en prospection digitale, et ce n'est pas son travail de le devenir. Il n'en avait ni le temps, ni les compétences, ni l'envie.
Ce qui ne fonctionnait pas
Les outils ne se parlaient pas. Les conversations vivaient sur LinkedIn, qui n'est pas conçu pour ça. Les informations de relance vivaient sur HubSpot. Chaque prospect devait être recopié à la main d'un outil à l'autre. Le message était d'un côté, la raison de relancer de l'autre, et personne ne suivait vraiment.
Aucune relance systématique. Des prospects répondaient « intéressé, mais dans deux mois ». Ces conversations se perdaient. Le pipeline fuyait par le bas.
Un commercial junior recruté qui n'y arrivait pas. Équipé d'outils classiques type Waalaxy ou Lemlist, il ne parvenait pas à générer du chiffre. Le résultat était proche de zéro.
Le dispositif
| Élément | Détail |
|---|---|
| Comptes LinkedIn équipés | 2 |
| Personnes équipées | 1 commercial + 1 project manager |
| Personas construits et testés | 8 sur les deux comptes |
| Durée de l'accompagnement | 3 mois |
L'objectif affiché dès le départ : valider le système sur deux personnes, puis équiper les 10 project managers à l'international.
Chaque personne garde son profil, sa voix, ses cibles. L'agent travaille sous son nom, pas sous un compte générique.
Les résultats sur 3 mois
Chiffres cumulés sur les deux comptes, à raison de 820 invitations par mois et par compte.
| Étape | Volume | Taux |
|---|---|---|
| Prospects sourcés, qualifiés et contactés | 4 920 | 100 % |
| Invitations acceptées | 1 574 | 32 % |
| Prospects ayant répondu | 394 | 8 % |
| Rendez-vous obtenus | 23 | 0,5 % |
| Clients signés | 5 | 0,1 % |
| Chiffre d'affaires signé | 85 000 € | panier moyen 17 000 € |
Deux affaires sont encore ouvertes, pour un montant estimé de 34 000 € en attente de signature. Elles ne sont pas comptées ci-dessus.
La montée en puissance, mois par mois
Ces taux sont des moyennes sur trois mois. Le mois 1 est très en dessous, le mois 3 très au-dessus. C'est la partie la plus utile du cas.
| Mois 1 | Mois 2 | Mois 3 | |
|---|---|---|---|
| Prospects contactés | 1 640 | 1 640 | 1 640 |
| Invitations acceptées | 246 (15 %) | 574 (35 %) | 754 (46 %) |
| Prospects ayant répondu | 49 (20 %) | 138 (24 %) | 207 (27 %) |
| Rendez-vous obtenus | 2 (4 %) | 7 (5 %) | 14 (6,8 %) |
| Clients signés | 0 | 2 | 3 |
| Chiffre d'affaires signé | 0 € | 34 000 € | 51 000 € |
Taux de réponse calculé sur les invitations acceptées. Taux de rendez-vous calculé sur les prospects ayant répondu.
Le volume envoyé n'a pas bougé d'un seul message : 820 invitations par mois et par compte, du premier au dernier jour. Tout le gain vient du travail fait à chaque étage du funnel, entre 15 et 20 % gagnés chaque mois à chaque étape.
Le profil, avant même le message
Au mois 1, 15 % d'acceptation. Une invitation sur sept.
Le problème n'était pas le message d'invitation, il était en amont. Les prospects ouvrent le profil avant de décider. Deux profils de project managers écrits pour un recruteur, pas pour un décideur qu'on veut aborder : bannière, titre, section « Infos », tout parlait de compétences techniques, rien ne parlait des problèmes du prospect.
Les deux profils ont été refaits. 15 % au mois 1, 35 % au mois 2, 46 % au mois 3.
Les messages, testés persona par persona
Huit personas, huit façons différentes de dire la même chose. Ça ne se devine pas, ça se teste.
Chaque semaine, on lit les réponses réelles, on repère la formulation qui fait répondre, on la généralise, on en teste une nouvelle contre elle. Un message qui fonctionne sur un DSI de grand groupe tombe à plat sur le dirigeant d'une entreprise industrielle.
Le taux de réponse sur les acceptés passe de 20 à 27 %. Combiné à l'acceptation, le nombre de conversations ouvertes passe de 49 à 207 par mois, à volume d'envoi identique.
Les deux ou trois questions qui débloquent la conversation
Au mois 1, 2 rendez-vous sur 49 réponses. Le prospect répondait, on lui présentait l'offre, il disait « intéressant, je reviens vers vous », et plus rien.
Ce qui a débloqué : arrêter de présenter, commencer à demander. Deux ou trois questions de cadrage posées tôt, qui font émerger le vrai sujet.
Dont celle du budget et du calendrier. En consulting IT, les budgets sont annuels et les décisions se prennent à des moments précis de l'année. Un prospect « pas intéressé » est très souvent un prospect « pas au bon moment ». Sans la question, il est perdu. Avec la question, il entre dans le pipeline avec une date de relance.
De 4 % à 6,8 % de réponses transformées en rendez-vous, et surtout plus aucune conversation abandonnée faute d'avoir posé la bonne question.
Le chiffre qui compte vraiment : le pipeline
Cinq clients signés sur trois mois, sur un panier moyen de 17 000 €, plus deux affaires encore ouvertes. En consulting IT, le cycle de vente est long : une partie de ce qui a été semé sur ces trois mois signera plus tard.
Sur les 394 prospects qui ont répondu, une grande partie a dit « intéressé, mais dans deux ou trois mois ». Avant, ces conversations disparaissaient. Aujourd'hui, l'agent les relance automatiquement, au bon moment, avec le bon message.
40 % de leur chiffre d'affaires provient aujourd'hui de ce pipeline accumulé et relancé automatiquement.
C'est la différence entre une prospection qui produit des ventes le mois où on la fait, et une prospection qui construit un actif qui produit pendant des années.
Le temps
| Avant | Après | |
|---|---|---|
| Temps de prospection | 4 h par semaine et par personne | 20 minutes par jour |
| Résultat obtenu | Proche de zéro | 23 rendez-vous, 85 000 € signés, un pipeline vivant |
Les 20 minutes quotidiennes se décomposent ainsi : 15 minutes pour valider les réponses proposées par l'agent, 5 minutes pour publier et répondre aux commentaires, y compris sur les publications des concurrents.
Quatre heures par semaine passées à prospecter sans méthode ne produisaient rien. Vingt minutes par jour dans un système structuré produisent un flux.
Les trois raisons qui les ont fait basculer
- Les project managers ne sont pas des commerciaux. Ils passaient un temps réel sur la prospection sans en avoir les compétences, et sans que ça produise quoi que ce soit. Chaque heure passée à chercher des prospects était une heure retirée aux projets clients, la partie du métier qui, elle, est facturée.
- Le recrutement n'avait pas résolu le problème. Un commercial junior avait été embauché. Avec des outils classiques, sans méthode ni accompagnement sur les messages, il ne générait pas de chiffre. Le problème n'était pas la personne : c'était l'absence de système autour d'elle.
- Un flux devenu prévisible. C'est le changement le plus profond, et celui qu'ils citent en premier aujourd'hui. Ils voient arriver les appels et les clients. Plus de pics, plus de creux. Ils comprennent leur saisonnalité, savent d'où viennent leurs prospects, y compris de quels concurrents ils arrivent, et repèrent dès les premiers messages si un prospect est qualifié ou non. Ils ont aussi identifié le profil des prospects qui prennent un rendez-vous mais ne signent jamais.
L'essentiel
- Agence de consulting IT, 27 salariés : 2 comptes LinkedIn équipés, 8 personas, 3 mois.
- 4 920 prospects contactés, 1 574 invitations acceptées, 394 réponses, 23 rendez-vous, 5 clients signés, 85 000 € de chiffre d'affaires.
- Volume identique du premier au dernier jour : tout le gain vient du profil, des messages testés persona par persona et des questions de cadrage.
- De 4 heures par semaine sans résultat à 20 minutes par jour avec un flux prévisible.
- 40 % du chiffre d'affaires provient du pipeline relancé automatiquement par l'agent.
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Questions fréquentes sur ce cas client
Ces chiffres sont-ils vérifiables ?
Oui. Ce sont les données réelles du client, relevées dans le dashboard Formula. sur les deux comptes équipés, sur trois mois. Rien n'est extrapolé ni arrondi vers le haut. Le nom de l'agence n'est pas publié à sa demande.
Pourquoi le mois 1 est-il si bas ?
Parce que le système se construit : profils refaits, huit personas testés, messages réécrits chaque semaine. Le volume n'a pas bougé, ce sont les taux à chaque étape qui montent de 15 à 20 % par mois.
Ce cas s'applique-t-il à une équipe qui n'a pas de commercial ?
Oui. Ici, un project manager non commercial a été équipé au même titre que le commercial. L'agent travaille sous son nom, propose chaque réponse, et il valide d'un swipe en 20 minutes par jour.